Erik Truffaz est un trompettiste de jazz né en 1960 en Suisse et qui a grandi dans le Pays de Gex, en France, où son père saxophoniste l’emmenait dès l’enfance dans les bals. Adolescent porté vers la pop et le rock, il intègre plus tard le conservatoire classique avant de rejoindre les ateliers jazz de l’AMR à Genève.
Des débuts primés
En 1990, il forme un groupe avec Marc Erbetta, Marcello Giuliani et Maurice Magnoni, récompensé en 1993 par le Prix Spécial du Jury au Concours national de jazz de la Défense. Son premier disque sous son propre nom, « Nina Valeria », paraît en 1994.
« The Dawn » et la révélation
C’est en 1997, avec l’album « The Dawn », qu’Erik Truffaz s’impose au-delà du seul public jazz : un son acoustique réinventé à l’aune de rythmiques électroniques, qui fera date et école. Sa sensibilité de phrasé, plus proche du murmure que de l’éclat, lui vaut régulièrement d’être comparé à Miles Davis.
Une carrière entre jazz, hip-hop et électronique
Depuis « Bending New Corners » (1999), publié sur le prestigieux label Blue Note, Erik Truffaz conjugue avec constance jazz, hip-hop, drum’n’bass, pop et musique électronique, s’imposant comme l’une des figures majeures du jazz européen contemporain — une reconnaissance couronnée en 2023 par le Grand Prix suisse de musique.
