Sélène Saint-Aimé est une contrebassiste et chanteuse de jazz française qui se définit elle-même comme « afro-descendante », née à Paris d’un père martiniquais et d’une mère franco-ivoirienne. Elle grandit à Bois-le-Roi, en Seine-et-Marne, où elle s’implique très jeune comme bénévole au festival Django Reinhardt.
De Boulogne-Billancourt à New York
Elle débute la contrebasse à 18 ans à l’IMEP - Paris College of Music, avant de poursuivre sa formation au conservatoire de Boulogne-Billancourt. Une master class avec le saxophoniste et théoricien Steve Coleman l’encourage à partir étudier le jazz à New York, où elle se forme auprès de contrebassistes reconnus tels que Ron Carter et Lonnie Plaxico.
Mare Undarum et Potomitan
Son premier album, Mare Undarum, paraît en 2020 avec un ensemble réunissant violoncelle, violon, saxophone ténor, trompette et percussions caribéennes. En 2021, elle reçoit une Victoire du Jazz dans la catégorie « Révélation de l’année ». Son second album, Potomitan, sorti en mars 2022, confirme cette dynamique : le disque est classé quatrième des dix meilleurs albums de l’année par le Guardian, une reconnaissance internationale rare pour une artiste française de jazz.
Résidences et transmission d’un héritage
En 2022, Sélène Saint-Aimé est en résidence à la Villa Albertine de La Nouvelle-Orléans pour un projet intitulé Eritaj (Heritage), consacré aux musiques néo-orléanaise, caribéenne et afro-américaine. En 2024, elle est lauréate de la Villa Ndar à Saint-Louis du Sénégal, poursuivant un travail de recherche et de création qui relie les musiques noires des deux côtés de l’Atlantique.